Refonder le marché des changes en Algérie : nécessité d’une transition vers une plateforme centralisée moderne pour unifier le double marché et sortir du système administré
En bref :
Introduction
L’Algérie se trouve face à un impératif : unifier son double marché des changes et rompre avec un système administré devenu coûteux et inefficace. Le dispositif actuel, fondé sur des taux fixes, des restrictions quantitatives et un accès sélectif aux devises, a certes permis de contenir temporairement les sorties de réserves. Mais ces gains de court terme masquent des distorsions structurelles profondes.
La surévaluation persistante du taux officiel réduit la compétitivité des exportations, encourage des importations excessives à prix artificiellement bas, alimente l’expansion du marché parallèle et fragilise la transparence économique. Le résultat : affaiblissement de la base productive, dépendance accrue à la rente pétrolière, arbitrages opportunistes et dégradation de la crédibilité macroéconomique.
Au-delà de ses effets monétaires, ce système désorganise profondément le commerce extérieur. Il biaise la structure des importations en favorisant les produits faciles d’accès plutôt que les intrants stratégiques, décourage les exportations hors hydrocarbures en compressant leur rentabilité et empêche l’émergence d’entreprises capables de s’insérer dans les chaînes de valeur internationales.
L’expérience internationale le confirme. Des pays comparables — Égypte, Tunisie, Nigeria — ont unifié leur marché des changes et introduit des mécanismes fondés sur l’offre et la demande, incluant des plateformes d’enchères. Ces réformes ont amélioré la liquidité, renforcé la prévisibilité, réduit les primes du marché parallèle et restauré la confiance des investisseurs, tout en préservant la capacité des autorités à protéger les réserves stratégiques.
La nécessité d’une réforme est d’autant plus pressante que le contexte mondial évolue rapidement. L’intégration financière, la volatilité des capitaux et le rôle croissant des chaînes de valeur imposent des marchés de devises plus efficaces, plus transparents et mieux alignés sur les fondamentaux. Cette transition vers un taux unique et flexible est d’ailleurs une exigence légale inscrite à l’article 145 de la loi monétaire et bancaire de juin 2023.
Comprendre le taux de change et son rôle économique
Le taux de change : un prix fondamental
Le taux de change constitue l’un des prix les plus importants d’une économie ouverte. Il exprime la valeur d’une monnaie nationale par rapport aux devises étrangères et influence directement l’allocation des ressources, l’équilibre extérieur et la formation des prix internes.
Le taux de change nominal représente le prix direct de la monnaie sur les marchés, tandis que le taux de change réel corrige ce prix des différentiels d’inflation et mesure la compétitivité internationale. Le taux peut être bilatéral (par rapport à un seul partenaire) ou effectif (pondéré par plusieurs partenaires), ce dernier étant plus pertinent pour les économies diversifiées.
Son niveau dépend des fondamentaux macroéconomiques : productivité relative, termes de l’échange, épargne et investissement, conditions financières. Il existe ainsi un taux d’équilibre, compatible avec les fondamentaux et la soutenabilité extérieure, et des désalignements lorsqu’une monnaie est surévaluée ou sous-évaluée.
Une monnaie surévaluée réduit le coût des importations et atténue temporairement l’inflation, mais pénalise les exportateurs et fragilise l’équilibre extérieur. À l’inverse, une monnaie sous-évaluée soutient l’activité et les exportations, mais renchérit les importations et peut alimenter l’inflation.
Les régimes de change : avantages et contraintes
Le régime de change — qu’il soit fixe, flottant, administré ou hybride — conditionne la capacité d’une économie à absorber les chocs externes. Les régimes fixes offrent une stabilité nominale accrue mais deviennent vulnérables en cas de désalignement prolongé. Les régimes flexibles facilitent l’ajustement extérieur mais s’accompagnent d’une plus grande volatilité.
En pratique, le taux de change constitue donc un instrument central de politique économique, influençant à la fois la stabilité macroéconomique, le commerce extérieur, les incitations à la diversification et le positionnement global de l’économie.
La politique de change au service de multiples objectifs
La politique de change mobilise cet instrument pour répondre à plusieurs objectifs complémentaires :
- Stabilisation : Réduire l’incertitude, maîtriser l’inflation importée et préserver la viabilité de la balance des paiements.
- Objectifs macroéconomiques : Maintenir la compétitivité externe, soutenir l’investissement et la croissance, gérer les risques de change.
- Objectifs externes : Assurer une gestion prudente des réserves, améliorer la balance commerciale et renforcer l’attractivité du pays.
- Objectifs structurels : Garantir à la banque centrale une autonomie suffisante pour conduire une politique monétaire cohérente.
Le choix d’une politique de change exige un arbitrage entre impératifs de court terme (stabilité, réponse aux chocs) et objectifs de long terme (développement, résilience, transition économique). Les dépréciations systématiques peuvent accentuer la pauvreté et réduire la productivité. De même, une grande volatilité du taux de change nuit à la croissance.
Le marché des changes : cœur de la stabilité économique
Le marché des changes se trouve au cœur de la stabilité macroéconomique et de l’intégration au commerce international. C’est lui qui détermine le taux de change, lequel influence le coût des importations, la compétitivité des exportations, le rendement interne des recettes en devises et l’allocation intersectorielle des ressources entre production et activités de rente.
Dans les régimes administrés comme en Algérie, le taux de change est fixé selon des critères qui reflètent imparfaitement les conditions réelles du marché. Ce mode de gestion offre des avantages immédiats : maîtrise apparente de la facture d’importation, atténuation de l’inflation importée, stabilité nominale. Mais ces bénéfices à court terme s’accompagnent de distorsions structurelles : surévaluation chronique, perte de compétitivité des exportateurs, dépendance accrue aux importations, rationnement des devises, expansion du marché parallèle et opacité de l’allocation des ressources extérieures.
À l’opposé, un marché des changes plus flexible, liquide et transparent présente de nombreux avantages : ajustement automatique du taux aux conditions externes, compétitivité renforcée des exportations notamment hors hydrocarbures, réduction de l’incertitude pour les opérateurs économiques, amélioration du climat d’investissement, convergence entre taux officiel et marché parallèle, et appui à la diversification via un accès plus rationnel aux intrants importés.
Commerce extérieur algérien : une dépendance structurelle
Le commerce extérieur algérien demeure l’un des plus extravertis au monde, reflétant une dépendance structurelle aux hydrocarbures et une forte exposition aux chocs extérieurs. En 2025, plusieurs éléments clés caractérisent ce modèle.
Domination écrasante des hydrocarbures
Les exportations d’hydrocarbures représentent l’ossature du commerce extérieur. Elles devraient atteindre 41,7 milliards de dollars en 2025, soit 91,8% du total, après 92% en 2024, 90,8% en 2023 et 2022, et 88,3% en 2021. Les exportations hors hydrocarbures stagnent autour de 3,7 milliards de dollars, un niveau quasi inchangé depuis 2021. L’Italie demeure le premier client de l’Algérie en 2025, absorbant 26,25% des exportations.
Importations massives et diversifiées
Les importations totalisent 48,3 milliards de dollars en 2025. Elles restent indispensables pour faire fonctionner l’économie, en particulier les produits alimentaires (22,1%), les biens d’équipement (29,1%) et les biens de consommation non alimentaires (14,75%). La Chine est le premier fournisseur, avec 26,39% des importations algériennes.
Un poids croissant dans l’économie nationale
Les échanges externes représentent 34,8% du PIB, contre 8% en 1970, soulignant une dépendance croissante à l’extérieur dans la formation de la valeur ajoutée.
Une géographie des échanges concentrée et déséquilibrée
L’Europe demeure de loin le principal partenaire commercial (36,2% des importations et 70,15% des exportations), l’Asie/Océanie en seconde position (45,37% des importations mais seulement 16,7% des exportations), les Amériques (14,14% des importations et 8,38% des exportations) et l’Afrique qui reste marginale.
Un modèle vulnérable et peu intégré
Ce modèle extraverti — exporter une ressource naturelle brute et importer massivement des biens manufacturés à forte valeur ajoutée — expose l’Algérie à plusieurs fragilités : érosion récurrente des réserves de change, vulnérabilité accrue aux chocs de prix et aux termes de l’échange défavorables, pressions continues sur la balance des paiements, et faible insertion dans les chaînes de valeur mondiales.
Il en résulte un commerce extérieur sous-dimensionné : l’Algérie ne représente que 0,1% du commerce mondial, un niveau très faible pour un pays doté de ressources naturelles importantes.
Le marché officiel : un système administré déconnecté
Le marché officiel des devises en Algérie repose sur un taux de change dont la crédibilité est largement contestée. Plusieurs facteurs expliquent pourquoi l’équilibre réel ne s’y forme pas.
Un marché rigide et faiblement concurrentiel
La Banque d’Algérie domine l’ensemble du dispositif de change : elle fixe la valeur du dinar et constitue la principale source d’offre de devises. Malgré la participation formelle des banques commerciales, l’interaction entre l’offre et la demande reste limitée. Le marché demeure administré, peu réactif et déconnecté des signaux économiques fondamentaux.
Des instruments de politique monétaire largement inopérants
La politique monétaire évolue dans un cadre contraint par une gestion de la liquidité insuffisamment maîtrisée, un canal de transmission du taux directeur faible du fait de la structure du secteur bancaire, et un système financier trop peu profond pour appuyer une politique fondée sur les prix. Ces limites empêchent l’ancrage des anticipations et réduisent la capacité de la Banque d’Algérie à réguler l’inflation.
Une dominance budgétaire devenue insoutenable
La politique budgétaire s’impose à la politique monétaire : déficits chroniques, financement monétaire et hausse de la dette limitent l’autonomie de la banque centrale. Ce contexte alimente une spirale inflation-dépréciation, creuse l’écart entre marché officiel et marché parallèle, érode la compétitivité et fragilise la stabilité financière.
Des contraintes structurelles enracinées
La faiblesse de la diversification, une balance des paiements vulnérable, une ouverture commerciale limitée et un secteur financier réprimé maintiennent un marché officiel étroit. Ces rigidités alimentent mécaniquement la profondeur du marché parallèle, devenu un mécanisme d’ajustement de facto.
Le marché parallèle : expansion et distorsions
Le marché parallèle des changes continue de prospérer en Algérie. Sa dynamique résulte d’un ensemble de restrictions persistantes, d’une demande en devises en hausse constante et d’une offre rigide, le tout renforcé par des incohérences de politique économique.
Des restrictions accumulées depuis des décennies
Le marché parallèle, né dans les années 1960-1970, s’est renforcé après le contre-choc pétrolier de 1986 et la crise de change de 1993. Les réformes de 1995-1998 et la longue période de prix pétroliers élevés (2000-2013) avaient réduit l’écart entre taux officiel et parallèle, mais le choc de 2014 a inversé cette tendance.
Après une brève accalmie durant la pandémie (2020-2021), la réouverture de l’économie a relancé le marché informel. En août 2025, la prime de change atteint 74%, révélant une segmentation profonde du marché et une taille estimée à près de 10 milliards de dollars (3,8% du PIB).

Une demande de devises multiforme
La demande émane d’abord des ménages exclus du marché officiel et qui cherchent à financer voyages, soins ou études à l’étranger — pourtant des opérations théoriquement convertibles depuis l’adoption de l’Article VIII du FMI en 1997. Elle provient également d’opérateurs engagés dans des transferts de capitaux, des paiements pour services invisibles ou des importations illicites.
Elle s’est récemment étendue aux résidents finançant l’importation de véhicules ou pratiquant la micro-importation. À cette demande transactionnelle s’ajoute une demande de précaution, alimentée par la dépréciation chronique du dinar et une inflation persistante.
Une offre de devises diffuse mais insuffisante
L’offre provient principalement des transferts des émigrés, de la sous- et sur-facturation dans le commerce extérieur, de la contrebande (« trabendo ») et des échanges effectués par les touristes étrangers. Ce marché, régi par les lois classiques de l’offre et de la demande, échappe entièrement au contrôle officiel.
Historiquement indexé sur le franc puis l’euro, le taux parallèle affiche une prime structurelle élevée — en moyenne autour de 73%, l’une des plus fortes au monde — en raison d’une demande chronique excédant l’offre disponible.
Des coûts macroéconomiques majeurs
Le maintien d’un double marché des changes génère une série de distorsions profondes : inflation entretenue par les tensions sur l’offre importée, perte de compétitivité externe, érosion du ratio recettes fiscales/PIB, frein au développement du secteur privé et aux investissements directs étrangers, thésaurisation des devises et faiblesse du crédit productif, croissance atone et chômage élevé.
Le marché parallèle sert également de canal pour la corruption, l’évasion fiscale et la fuite des capitaux, tandis que certains agents bénéficient d’un accès subventionné aux devises via le taux officiel — un coût indirect supporté par la collectivité.
Les effets d’un taux de change surévalué
Effets positifs à court terme
Un dinar maintenu artificiellement à un niveau supérieur aux fondamentaux économiques génère à court terme certains avantages : réduction du coût des importations, atténuation des pressions inflationnistes et image de stabilité internationale.
À fin septembre 2025, le taux de change effectif nominal s’était apprécié de +8,1% sur un an, tandis que le taux effectif réel (TCER) affichait une hausse de 10,2%. Cette surévaluation freine temporairement la transmission des hausses de prix internationales vers les prix domestiques.
Coûts macroéconomiques et effets à long terme
Malgré ces bénéfices apparents, la surévaluation du dinar entraîne des déséquilibres structurels majeurs :
- Réduction des recettes pétrolières : Les exportations d’hydrocarbures étant libellées en devises, un taux officiel surévalué réduit la contrevaleur en dinars, comprimant les recettes mobilisables par le Trésor.
- Masquage des fragilités financières : La surévaluation crée une illusion de richesse et fausse la lecture de la situation budgétaire, retardant les réformes structurelles.
- Pression sur les réserves de change : Pour défendre un taux artificiel, la Banque d’Algérie doit mobiliser ses devises, réduisant les réserves réelles et compliquant la gestion monétaire.
- Expansion du marché parallèle : Le double marché engendre des prix multiples, une allocation inefficace des devises, des inégalités d’accès et une perte de recettes fiscales.
- Frein à la diversification : Sur le long terme, la surévaluation limite les investissements productifs, entretient le modèle rentier et retarde les réformes nécessaires pour renforcer la compétitivité.
| Année | Evènement |
|---|---|
| 2014 | Choc pétrolier |
| 2020 | COVID-19 |
| 2025 | Prime record : 74% |
Vers un système unifié : architecture et mécanismes
Objectif de la réforme
La réforme du marché des devises en Algérie vise à rompre avec un système administré, fondé sur des quotas et des interventions discrétionnaires, pour instaurer un mécanisme transparent, compétitif et basé sur les prix. Au cœur de cette transition se trouve la création d’une plateforme centralisée et moderne d’échange des devises, conçue pour laisser les forces du marché déterminer le taux de change à travers des enchères régulières et ouvertes.
Architecture du nouveau système
Le marché unifié repose sur une plateforme unique où producteurs, entreprises et ménages accèdent aux devises selon des modalités harmonisées mais adaptées à leurs besoins.
Les entreprises disposent de deux canaux : des enchères régulières pour les allocations importantes et des transactions directes au taux issu du marché. Les ménages continuent d’utiliser des bureaux de change agréés, désormais alignés sur la plateforme centrale, réduisant les écarts avec le marché parallèle.
La transparence constitue un élément clé : publication en temps réel des taux et des résultats d’enchères, enregistrement obligatoire des participants et dispositifs de contrôle pour limiter la spéculation.
Fonctionnement et mécanismes d’ajustement
Le taux de change est déterminé par un système d’enchères compétitif : chaque participant indique le montant souhaité et le prix maximal qu’il est prêt à payer en dinars. Le taux d’équilibre résulte de la rencontre entre l’offre et la demande.
En cas de demande excessive : ajustement progressif du taux, corridor indicatif pour orienter les anticipations, priorisation des besoins productifs et communication macroéconomique régulière.
En cas de demande insuffisante : réduction graduelle du taux, enchères à prix minimum, assouplissement ciblé pour certaines importations non essentielles et coordination avec la politique monétaire.
Expériences internationales
Des pays confrontés à des défis similaires ont montré la faisabilité d’une transition rapide vers un taux unifié et flexible.
- En Égypte (2016-2017), l’unification des marchés officiel et parallèle a presque supprimé le marché informel et favorisé le retour progressif des capitaux.
- Au Nigeria (2023-2024), l’unification des fenêtres de change a réduit le premium parallèle et amélioré la transparence.
Ces expériences démontrent qu’une réforme bien conçue peut restaurer la confiance et stabiliser les flux extérieurs, même dans des contextes complexes.
Conditions de réussite de la réforme
La réussite d’un marché de change flexible repose sur plusieurs piliers essentiels :
Crédibilité macroéconomique
Maîtrise du déficit public, politique monétaire prudente et communication transparente constituent le socle de toute réforme réussie.
Liquidité suffisante en devises
Des réserves adéquates (55 milliards de dollars fin 2025) et un approvisionnement régulier sur la plateforme sont indispensables pour éviter les chocs de change.
Infrastructure moderne
Une plateforme électronique sécurisée, interopérable avec les banques et bureaux de change, avec publication des taux en temps réel.
Régulation stricte
Enregistrement des participants, plafonds pour les ménages, sanctions contre la spéculation et licences rigoureuses pour les bureaux de change.
Inclusion et accompagnement
Sensibilisation des acteurs, priorité aux importations stratégiques et phase pilote pour ajuster le système avant déploiement national.
Contexte macroéconomique favorable
Stabilité des prix pétroliers, réformes structurelles, simplification des procédures douanières et diversification des exportations.
Stratégie de mise en œuvre
Facteurs favorables à une mise en œuvre rapide
Plusieurs éléments plaident pour une transition accélérée : urgence de réduire le marché parallèle, expériences internationales récentes, capacité technologique existante à la Banque d’Algérie et réceptivité des entreprises.
Obstacles à surmonter
Des défis subsistent : faible crédibilité macroéconomique, risques sociaux et politiques liés à une dévaluation implicite, coordination institutionnelle complexe et habitudes persistantes du marché parallèle.
Approche graduelle recommandée
Une stratégie graduelle apparaît comme la plus réaliste : lancement d’une phase pilote dans certaines grandes villes, communication claire sur le calendrier, flux minimal de devises garanti pour les secteurs stratégiques, coordination avec les politiques budgétaire et monétaire, et incitations à l’usage du marché officiel.
Intégration dans une réforme globale
Pour maximiser l’effet sur le commerce et la compétitivité, la réforme doit s’inscrire dans un cadre économique global : coordination avec la politique budgétaire et les subventions pour éviter l’inflation, réformes sectorielles pour diversifier les exportations, crédibilité macroéconomique pour renforcer la confiance et communication transparente pour assurer l’adhésion sociale.
Conclusion
Le commerce extérieur et la politique de change constituent deux leviers essentiels pour stabiliser l’économie algérienne, mais leur efficacité demeure limitée par une structure exportatrice peu diversifiée et un régime de change administré.
La transition vers un système unifié, flexible et basé sur les prix pourrait renforcer la compétitivité, réduire le marché parallèle et améliorer l’allocation des devises. Toutefois, son succès dépendra étroitement de la crédibilité macroéconomique, de la disponibilité en devises et de la capacité institutionnelle à gérer une réforme d’une telle ampleur.
Accélérer la diversification, améliorer la compétitivité, moderniser le cadre de change et renforcer les chaînes de valeur locales seront déterminants pour réduire les vulnérabilités externes et transformer durablement la structure de l’économie algérienne.









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