Le projet de loi de finances 2027 promet 4,2 % de croissance. Mais les recettes ne couvriraient qu’à peine la moitié des dépenses, le rendement fiscal reculerait malgré l’expansion de l’économie et les charges de la dette bondiraient de 48 %. Dans cette étude indépendante, Dr. Abdelrahmi Bessaha examine le cadrage macroéconomique, la fiscalité, les dépenses et l’investissement, et explique pourquoi la croissance algérienne reste sous perfusion budgétaire.
Même avec un Brent à 110 dollars, le déficit budgétaire algérien ne reculerait que d’environ 11 %. Dans la seconde partie de son analyse, Dr. Abdelrahmi Bessaha montre pourquoi l’économie mondiale doit se rééquilibrer, pourquoi la nouvelle ligne de fracture sépare les pays qui ont préservé leurs marges de manœuvre des autres, et pourquoi, pour l’Algérie, le pétrole achète du temps sans créer la résilience.
Le rapport du FMI sur l’Algérie engage-t-il le gouvernement ? Non. Dr Abdelrahmi Bessaha, qui a passé plus de trente ans au Fonds, explique pas à pas comment se déroule une consultation au titre de l’article IV : la mission à Alger, le travail avec les institutions nationales, l’examen par le Conseil d’administration, la publication. Et pourquoi les choix de politique économique restent ceux des autorités.
Le déficit américain atteindrait 1 900 milliards de dollars en 2026 et la dette fédérale dépasse désormais 100 % du PIB. Pourquoi ce problème budgétaire national devient-il un risque mondial ? Dr. Abdelrahmi Bessaha remonte la chaîne : du déficit à la dette, de la dette aux Treasuries, des Treasuries au prix du capital mondial, avec le choc pétrolier de 2026 comme amplificateur. Première partie d’une analyse en deux volets.
Le FMI vient de publier son rapport Article IV 2026 sur l’Algérie. La croissance atteindrait 3,8 % cette année, portée par les hydrocarbures. Mais le déficit budgétaire reste proche de 10 % du PIB, la dette grimperait à 79 % du PIB et les réserves tomberaient à 19,8 milliards de dollars d’ici 2031. Dr. Abdelrahmi Bessaha décrypte le diagnostic, les recommandations du Fonds et leur portée réelle.
L’Algérie ne manque ni de ressources, ni de moteurs de croissance. Elle transforme encore trop peu ces ressources en productivité, en investissement efficace et en exportations. Face aux tensions qui en résultent, le recours aux contrôles administratifs peut apporter un répit, mais il ne crée ni offre nationale, ni compétitivité, ni devises supplémentaires. Dr. Abdelrahmi Bessaha chiffre ce que représente, sur cinq ans, une croissance qui reste en dessous de son potentiel, et montre pourquoi le vrai choix n’oppose pas contrôle et absence de contrôle.
La hausse du baril améliore les comptes publics algériens, mais dans des proportions qui ne changent rien à la nature du problème. Dr. Abdelrahmi Bessaha chiffre l’incidence d’un Brent moyen à 85 dollars sur la loi de finances 2026 et montre pourquoi cette embellie doit être traitée comme un répit temporaire, non comme une nouvelle source de dépenses. Dernière partie de l’étude.
Un choc pétrolier ne fait pas que renchérir l’énergie : il déplace des centaines de milliards de dollars par an entre pays, entre secteurs et entre ménages. Dr. Abdelrahmi Bessaha analyse le retour de la géopolitique économique, la fragmentation des chaînes de valeur et le coût invisible de l’incertitude. Troisième partie de l’étude consacrée au choc pétrolier de 2026.